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Synthese de la jungle...

 Alors que dire... plein de choses a dire mais cela s'appelle une synthese alors je vais synthetiser!!!Commencons par le moins plaisant du voyage pour finir sur une touche positive!!!   1. Mes relations avec les personnes sur le bateau auront ete decevantes, Jesus, le gros proprietaire de la barque est quelqu'un de gentil mais le choc culturel s'est beaucoup ressenti et le cote manipulateur de sa personnalite m'a fortement deplu!!! 

2. Finalement s’eloigner des sentiers touristiques n’a pas toujours que du bon… dans mon cas, cette fois ci aurait peut etre pu etre plus enrichissante par le biais d’une agence mais j’ai fait aussi de tres jolies rencontres et c’est le corps epuise mais le coeur rempli de chaleur que je repars….    

3. Je ne sais pas et ne saurai jamais quel est ce grognement sourd que j'ai entendu lors de la premiere nuit tout pres de ma tente !!! c'est peut etre mieux que je ne sache pas remarque!!! mais rien que d'y repenser je frissonne !!! brrrrr !!!                               

4. Jsais pas comment mais meme pas eu une petite diarhee!!! en meme temps j'ai mange du riz tous les jours, trois fois par jour quasiment!!!! .-) mais a voir la viande que j'ai mange, franchement c'est un miracle!!!                                                                        

5. Toutes sortes de sentiments m'ont traverse pendant ces 10 jours... de la peur, de la colere, de la fatigue (qui n'est pas un sentiment sauf si c'est moral!), mais aussi de la joie, du bonheur, de la plenitude et de l'amour... Lire Soeur Emmanuelle m'a donne l'envie de deverser plein d'amour sur la terre et c'est plus genereuse et ouverte que je me sens apres cela... Mes sensations seront passes d'une extreme a l'autre....                                

6. Meme pas eu mal au dos alors que pendant 10jours j’ai dormi a meme le sol…!!! C’est fou depuis que je suis partie toutes les douleurs qui traversaient mon corps regulierement comme mal de tete, mal de dos…et bien pufff tout s’est envole!!! Le mental joue beaucoup… et l’environnement…je suis si heureuse….! .-)                                                                       

7. Ca restera une experience… je ne sais pas si je dois dire bonne  ou pas mais en tous les cas une experience… je serai vraiment allee au bout de moi meme…a la frontiere de mes limites…
Histoire de la Coca, element a part entiere de la culture bolivienne...!

L´initiative du Musée de la Coca est étrangement privée, c´est à dire non subventionnée par l´Etat. Surprenant pour un pays qui, avec son voisin péruvien est l´unique endroit au monde où la production et la commercialisation de la feuille de coca sont légales et jusqu´à un certain point controlées. Le marché légal de la coca de La Paz faisant foi. Reste que ce chef d´oeuvre est désormais en péril. Si cette initiative est honnête et courageuse, elle est aussi privée et ne se maintient que grâce à la volonté de deux boliviens (le pshychiatre Jorge Hurtado et le sociologue Javier Castro) qui défendent une appréciation culturelle de la coca. En fin de mois , les deux passionés sont bien souvent obligés de mettre la main à la poche pour payer les frais de fonctionnement, que le prix de l´entrée (un dollar) ne comble pas. Un site internet ( www.coca-museummagicplace.com) virtualise le musée. Messages d´encouragements et dotations sont les bienvenus via le courrier électronique : hurtado@accand.bo .

Le Musée de la coca est situé en prolongation de la rue des Sorcières. Une rue au fort contenu culturel, qui remonte aux premières migrations urbaines. C´est ici que s´installèrent les femmes des Llameros (bergers de troupeuax de lamas) qui connaissaient les vertus et usages des plantes. Une fois installées à la Paz, elles les vendaient par exemple aux commerçants, venus commercialiser leurs produits agricoles à la ville. Ils achetaient des plantes qu´ils offraient à la Pacha Mama pour qu´elle leur assure de bons résultats. Un souhait partagé par les fondateurs du Musée.

Au départ de ce projet indépendant devenu réalité en 1997, Le Dr Jorge Hurtado, psychiatre spécialisé dans le traitement de l´addiction à la cocaine. En matière de défense de l´exception culturelle végétale bolivienne, l´homme n´en est pas à son premier fait d´arme. En 1983, il propose l´industrialisation des produits dérivés de la coca. Ce n´est que 5 ans plus tard que la loi autorisera leur industrialisation. Aujourd´hui de congrès en colloques médicaux le psychiatre expose son traitement de la dépendance à la cocaine : un suivi psychiatrique allié à la prise de pastilles de coca censées reproduire l´orgasme chimique qui provoque l´accoutumance psychologique à la cocaïne. Convaincu du bien fondé de ses recherches, Jorge Hurtado ne cache pas pour autant son étonnement face à la civilisation moderne qui pour la première fois dans l´histoire de l´Humanité "a interdit une maladie et lui a déclaré une guerre tout azimut". La traduction législative bolivienne de cette réalité est l´article 61 de la loi 1008. Un médecin bolivien est ainsi tenu d’informer les autorités compétentes qu´il soigne un toxicomane.

Le musée ne fait pas pour autant état de l´expérience menée par le psychiatre. Tout comme il se refuse à endosser l´habit d´un Quichotte défenseur de la coca, le Dr Hurtado préfère la lutte contre l´ignorance et l´intolérance, au prosélytisme. Son cheval de bataille est une interrogation. Pourquoi une plante, pierre angulaire d´une civilisation millénaire aux vertus médicinales et nutritionnelles scientifiquement prouvées, sera-t-elle convoitée et utilisée par l´Occident, pour être ensuite diabolisée et menacée d´extinction ? Ce parti pris et cet engagement éthique pour une certaine transparence se reflètent dans la partie du musée consacrée à la prévention. Considérant que la curiosité attisée par le secret est l´un des chemins qui mènent aux drogues, le voile est donc levé sur la cocaine, sa fabrication et ses effets dévastateurs sur le consommateur.

Soucieux de soigner la schizophrénie qui ronge la coca et n´en finit pas de la confondre à l’un de ses produits dérivés , la cocaïne, le Dr Hurtado souhaite mettre le circuit coca-cocaïne à l´épreuve de la science : qu´elle soit médicale, historique, sociologique ou anthropologique. La thérapie ? Un musée pour pour systématiser les recherches et éradiquer le mélange des genres. En collaboration avec le sociologue Javier Castro, s´ensuit un lourd travail de compilation de textes, photos, produits... ayant trait à la coca et à la cocaïne. Le premier essai n´est pas un coup de maître. L´espace restreint est mal maîtrisé et le visiteur est asphyxié par un surplus d’informations et par un non moins réel manque de moyens financiers.

Deux ans plus tard et sous la houlette d´Alexandre Chinon, jeune designer français, le Musée de la Coca prend un nouvel élan. Devient enfin lisible, tout en étant plus complet. 200 photos et autant de "légendes", des manequins illuminés et d´authentiques antiquités, ainsi que 17 panneaux dont certains à "double-face", (psych)analysent l´incestueux couple coca-cocaine fruit d´un mariage incestueux et arrangé entre ume mère naturelle et de ses enfants, chimique et moléculairement modifié.

La forme de communiquer est sciemment pédagogique et synthétique. Loin d´être didactique cette illustration du circuit coca-cocaine permet l´immersion dans les eaux troubles du Grand Vert, un feuilleton aux grosses ficelles que l´on affublerait d´ un tragi-comique douteux s´il n´était pas réel. La trame du dit feuilleton n´a rien à envier aux télénovelas : Passion, violence, autodestruction et Coca Cola d´un côté, tradition, excédent, défense et Coca de l´autre, font à peine office de bande annonce. La production digne d´un péplum se veut Hollywoodienne. Sur le plateau, chercheurs, médecins occidentaux ou autochtones, industriels, chimistes, politiques, banquiers, militaires, narcotraficants, cocainomen du Nord, paysans producteurs et (ou) consommateurs de coca du Sud, argent sale, billets verts lisent et ne jurent que par une seule feuille tout aussi verte, la coca métamorphosée ou non en poussière blanche.

Tout est ici question d´interprétation. Finalement le problème vient-t-il de l´offre (le paysan de pays "émergeants") ou de la demande (le cocainoman du premier monde) ? Le Musée donne quelques élements de réflexion en anglais, allemand et français mais se garde de répondre. Au visiteur de se faire son idée et le cas échéant de consulter le guide, en passe de devenir Yatiri.

Mais pour ne pas rater l´immersion par manque d´oxygénation, rien de tel qu´un bonbon de coca gracieusement offert, pour remonter un à un les maillons de la chaîne coca-cocaine.

Elements complémentaires : Or blanc et billets verts.

La plante de coca est utilisée depuis environ 4500 ans et fait partie de la diète des populations de l´Empire Inca qui en controlait la production et la commercialisation. A la Conquête l´usage de la plante est d´abord condamnée par le premier Conseil Eclésiastique de Lima. Verdict : la coca est diabolique et est un obstacle à l´évangélisation. Quelques années plus tard Philippe II d´Espagne déclare la coca "indispensable pour le bien-être des Indiens.". En réalité la Couronne a compris que la coca permet de supporter les travaux difficiles en hautes altitudes. Elle seule permettra de maintenir le rendement des milliers d´Indiens forcés à extraire l´argent de la mine de la ville de Potosi. En 1630 le nerf du royaume d´Espagne est aussi la plus grande du monde. Potosi compte alors quatre fois plus d´habitants qu´à Paris. La production et la commercialisation du " Talisman du Diable" est aux mains des Espagnols. La production de la coca est en plein boom et devient une valeur d´échange se substituant à l´or. A l´indépendance la Bolivie récupérera le contrôle de la production de coca.

En ce début de troisième millénaire, l´"Acullicu", acte de mâcher de la coca lors d´actes sociaux ou pour aller travailler, est encore au coeur de la vie des populations andines. Element spirituel et religieux, la coca est ausii offerte à la Pacha Mama (Terre Mère) pour la remercier d`une bonne récolte. Lors du "Kintu" (messe andine) les "Yatiris" (sacerdotes aymaras) lisent l´avenir entres ses fibres. La coca tient aussi une bonne place dans la pharmacopée traditionelle andine. Elle est par exemple administrée en maté (infusion) en cas de problèmes digestifs, ou en cataplasme pour soigner les fractures. Riches en vitamines, calciun, fer et phosphore, elle constitue également un refuge alimentaire pour des populations dont la diète est essentiellement composée de tubercules.

Si depuis des millénaires les populations andines mâchent la feuille de coca pour tromper la faim, résister au froid et supporter le travail et la vie en altitude, l´homme blanc sait depuis seulement un siècle environ en extraire la pâte basique qui une fois raffinée, sert à produire le chlorydrate de cocaïne. Le cours naturel de la coca est en effet modifiée en 1880, date à laquelle le chimiste allemand A. Niemman extrait le premier un des alcoïdes de la coca, la cocaine. L´usage préconisé ? Anesthésiant occulaire et dentaire. N´empëche, en 1884, Freud est officiellement le premier inhalateur de cocaïne. Depuis, l´or blanc a pris un poids considérable dans l´économie latinoméricaine et mondiale. Alan Garcia président du Pérou de 1985 à 1990 remarque que l´industrie de la drogue est "l´unique transnationale performante d´Amérique Latine". Chiffre d´affaire annuel "estimé" par l´OEA (Organisation des Etats Américains) : 150 à 200 milliards de dollar. 33 fois le PNB bolivien ou l´équivalent de la dette extérieure brésilienne en 1996.

Le trafic de drogue demeure un problème global au continent américain. Tous les pays (Caraïbes inclues) sont des succursales d´une multinationale dont la commercialisation est l´unique activité centralisée . Qu´il s´agisse de la culture de coca, de la production de pâte basique, du raffinage de cocaïne, de son acheminement, de sa commercialisation ou du blanchiment de ses profits. De sorte que le terme narco est accolé à chaque élément sociopolitique : narcodémocratie, narcodollar, narcoguérilla, narcopolitique, narcotrafic, narcocorruption, narcoingérance, narcoguerre,... Cette dernière est officiellement depuis 1987 et la conférence de Vienne qui réunit 130 pays, l´objet d´une profonde polémique : quels moyens peuvent-ils être mis en oeuvre pour limiter l`expansion du trafic de drogue. ? Qui tenir pour responsable ? L´offre ou la demande ?

Au coeur de la discorde, les Etats Unis d´Amérique. 5 % de la population mondiale et 16 millions d´"addicts" qui consomment 50 % de la cocaine produite mondialement (environ 300 tonnes). Montant annuel des dépenses 50 milliards de dollar. Malgré tout, l´Oncle Sam est persuadé que la lutte contre la narcotrafic repose sur une localisation des cultures illicites de coca et leur éradiquation, le repérage et la destruction des laboratoires clandestins de production de cocaïne, ainsi que le contrôle des routes d´acheminement de la drogue. Tout ceci en territoire étranger et parfois sans l´acoord des pays dans le collimateur de Washington. Ces mêmes pays s´insurgent quant à eux, contre l´ingérence dans leur politique intérieure et le refus étatsunien de "diminuer" sa propre consommation en soignant ses malades. Bolivie, Pérou et Colombie plaident en particulier pour une reconversion des cultures illicites de coca.

En Bolivie comme dans le reste du sous-continent, le développement du trafic de drogue coincide avec un boom de la consomation mondiale de cocaine et s´inscrit sur fonds de crise économique généralisée. Au début des années 80, les prix des deux principaux produits d´exportation boliviens, l´étain et les hydrocarbures, sont en chute libre. En 1985, les prix de l´étain n´étant plus soutenus, la COMIBOL (entreprise minière bolivienne -nationalisée) se " restructure" et met à pied 23 000 travailleurs sur 25 000. Jamais prise en charge par l´Etat, la reconversion de ses travailleurs premiers macheurs de feuille de coca, ne sera jamais que géographique. Presque condamnés à mourir de faim, les mineurs les plus jeunes deviennent producteurs de coca dans la zone amazonienne du Chaparé. Le phénomène s´explique par deux facteurs La demande de coca est forte et les "narcos" ont monté des réseaux (laboratoire, acheminement...) dans cette ímmense forêt tropicale. Jamais les autres produits agricoles ne généreront des revenus aussi élevés. Le revenu moyen d´un cocaléro est estimé alors à 1200 dollars par an ( quatre fois le revenu moyen national). Un hectare de coca qui est récolté trois ou quatre fois par an, peut rapporter jusqu´au double d´un hectare de cacao. Ou l´équivalent de la vente de 400 000 oranges.


A la fin des années 90, 90 % de la coca bolivienne presqu´entièrement dans le Chaparé est déclarée illicite.Pour influer la politique anti-drogue bolivienne, les Etas Unis disposent d´une arme magique : la certification. Une sorte de prix d´excellence qui conditionne l´aide bilatérale de Washington et qui récompense financièrement les pays ayant suivi les recommandations de lutte anti-drogue états-unniene. L´essentiel de la lutte bolivienne se portent donc sur les 26 000 producteurs de coca du Chapare et l´erradication de leurs "cocales". L´absence de cultures de substitutions viables et productives rend le climat social explosif. En 1998, les affrontements entre cocaléros refusant l´éradiquation de leurs "cocales" et les forces armées boliviennes feront 18 victimes.

Depuis 1997 et photos satellites à l´appui, 31 227 hectares de coca auraient été éradiqués. La possibilité d´élaboration de cocaine aurait baissé à 70 tonnes métriques contre 240 en 1995. 7000 hectares resteraient à éradiquer dans le Chaparé et 2300 dans la zone de production des Yungas de La Paz où 12 000 hectares de coca sont autorisés par la loi. Ses résultats jugés positifs seront-ils accompagnés d´un développement de cultures ou d`activités alternatives à la feuille de coca, condition sine qua non de la fin du narcotrafic ? Le mystère demeure entier dans le pays aux 5 frontières tellement perméables.

 
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