Le Machu Picchu (du quechua « vieille montagne », et surnommée parfois « la cité perdue des Incas ») est une ancienne cité inca, perchée sur les hauteurs de la cordillère des Andes. Aujourd'hui en ruine, elle se situe à une altitude de 2350 mètres, dans la vallée de l'Urubamba, au Pérou. La ville sacrée Machu Picchu, oubliée pendant des siècles, fut dévoilée au monde par l'archéologue américain Hiram Bingham de l'Université de Yale, qui écrivit un best-seller à ce sujet. Ce site archéologique précolombien, situé à 130 km au nord-ouest de Cuzco au Pérou, est considéré comme le site archéologique inca le plus important du Pérou et est déclarée Patrimoine Culturel de l'Humanité. Le 7 juillet 2007, l'endroit a été désigné comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde par un organisme non officiel et à caractère commercial (NewOpenWorld Foundation).
Cela faisait déjà quelques temps que l'explorateur américain était à la recherche de la Cité perdue des Incas à Vilcabamba. Le 23 juillet 1911, il se retrouve une fois de plus dans les profondeurs des Andes à la recherche de cette Cité. Il fait confiance aux informations secrètes trouvées dans un vieux document sur l'Inca Libre, Manco Capac II, qui avait pu s'enfuir après la déroute de la rébellion contre les conquistadors espagnols à Cuzco.
Le temps est très mauvais et Bingham et ses coéquipiers doivent rester dans une petite auberge. L'aubergiste, qui suivait la conversation, a une petite idée sur ce que recherchent les explorateurs.
Le 24 juillet, Hiram Bingham décide de partir, malgré le mauvais temps, en compagnie de l'aubergiste et un représentant du gouvernement péruvien, pour aller voir de plus près ce qui pourrait bien être la Cité qu'il recherchait depuis tant d'années. Les trois hommes doivent franchir la rivière tumultueuse de Vilcanota par un pont de nois et grimper les 600 mètres d'une montagne escarpée. A mi chemin, l'aubergiste s'entretient avec le propriétaire d'une hutte de paille.
C'est un gamin de 10 ans qui va accompagner Bingham plus loin. Ensemble ils montent les terrasses de l'Inca et, enfin, l'acharnement de l'explorateur est récompensé. Devant lui se dressent les murs de Machu Picchu. La végétation tropicale couvre presque entièrement les ruines, mais la cité étant admirablement bien conservée, Bingham en est émerveillé. " je m'étais soudainement arrêté devant les murs de ruines qui étaient du plus beau style de la construction Inca. On voyait difficilement les murs car les arbres et la mousse recouvraient la pierre depuis des siècles. Mais au milieu des arbustes et des plantes qui grimpaient se trouvaient les murs visibles faits de blocs blancs de granit taillés avec une grande précision. J'ai vu les temples, les demeures royales, une grande place… C'était comme un rêve. "
On pense aujourd'hui que la ville a été construite sous le règne de l’empereur Pachacutec qui débuta en 1440. La ville a été abandonnée, vraisemblablement avant l'invasion espagnole de 1532. D’après les recherches archéologiques effectuées sur le site, le Machu Picchu n’était pas une ville traditionnelle, mais plutôt un lieu spirituel. Le site comporte des ruines de temples dans l'enceinte protégée de la cité. On croit que le lieu n'hébergeait probablement pas plus de 750 personnes.
La ville abandonnée ne fut mise à jour par les Occidentaux qu'au XXe siècle : le 24 juillet 1911 par Hiram Bingham, un historien américain de Yale qui effectuait des recherches sur la ville perdue de Vilcabamba, le dernier refuge de l'Inca. Il était accompagné par ses guides, le sergent Carrasco et le paysan Melchor Arteaga. Hiram Bingham participa aux premières fouilles sur le site, et grâce à son livre Lost City of the Incas (La Cité perdue des Incas), rendit ce lieu célèbre dans le monde. En 1913, la National Geographic Society consacra entièrement le numéro d'avril de son magazine au Machu Picchu. Le Pérou tente aujourd'hui de récupérer, auprès de différents musées et collectionneurs, les centaines d'objets que Bingham retira du site
De par sa richesse architecturale, le Machu Picchu est l'un des sites archéologiques les plus importants de l'Amérique latine.
D’après les archéologues, le Machu Picchu est divisé en trois grands secteurs : le quartier sacré, le quartier populaire et le quartier des nobles et des ecclésiastiques. La zone sacrée est dédiée à Inti, le dieu soleil, divinité principale du panthéon inca. C’est ici que se trouvent les trésors archéologiques les plus importants : l’horloge solaire (Intihuatana) et le temple du Soleil
Dans l'aire religieuse se trouvent les temples, le sarcophage royal, l'Intihuatana (Pierre du Soleil) et les demeures des prêtres. Juste à côté de l'aire religieuse se trouve la zone réservée à l'Inca et à sa famille.
La partie la plus élevée de l'aire religieuse est l'Intihuatana. A côté de cette pierre on y voit une place où, vraisemblablement, l'Inca ou un grand prêtre pouvait parlait aux habitants de la cité tant l'acoustique y est parfaite.
Sur la droite se trouve la zone résidentielle, tandis que sur une colline rocheuse se dressent les édifices de la zone militaire.
Machu Picchu ne fut jamais découverte par les espagnols. Serait-ce le fameux Eldorado que cherchèrent durant des siècles les conquistadors ?
Quand Hiram Bingham arriva à cet endroit, des paysans indiens vivaient là. Ils lui confièrent que c'était l'endroit idéal pour ne pas payer d'impôts et d'éviter le service militaire.
Toutes les constructions du Machu Picchu sont de style classique inca ; quelques rares murs sur le site sont composés de pierres parfaitement ajustées, l'ensemble des constructions étant, au contraire des autres sites de la région, constitué de pierres étonnamment non ajustées. Les Incas ne faisaient pas usage de ciment sur leurs sites mais sur celui du Machu Picchu, la majorité des murs et des édifices sont constitués de pierres très irrégulières, disjointes et remplies de terre entre elles. Le granit des pierres utilisées pour la construction du site provenait de carrières éloignées, ce qui demandait une ingénierie très évoluée pour faire monter des blocs de pierre pouvant peser plusieurs tonnes jusqu'au sommet de la montagne.
Ce sont les frères Salazar qui ont cherché pourquoi le Machu Picchu a été construit à cet endroit. La vallée de l'Urubamba était considérée comme sacrée pour diverses raisons. Machu Picchu devait être un lieu de pèlerinage, un sanctuaire, et le Chemin de l'Inca représentait la route parcourue par les gens pour y accéder.
Les fenêtres des maisons sont orientées par rapport à la course du soleil. Pendant l'Inti Raymi (le 24 juin) un triangle et deux cercles concentriques apparaissent sur l'Intihuatana. Tout semble être édifier par rapport au dieu principal des Incas, le Soleil.
Les animaux ont un rôle important dans la mythologie Inca, et spécialement le serpent, le puma et le condor. Ils représentent le monde terrestre, le monde des hommes et le monde supérieur. Et ces animaux se voient aisément autour de la Cité.
Le Huayna Picchu a la forme d'un puma tapis, prêt à bondir. Ceux qui ont construit les petites terrasses sur son sommet se sont arrangés pour donner l'illusion du pelage hérissé du félin. Le puma semble garder la Cité Sacrée.
Il est évident que Machu Picchu ne fut pas construite au hasard. Ses architectes ont planifiés la cité en fonction des éléments naturels qui entourent le lieu.
Un autre élément remarquable dans la construction du Machu Picchu, c'est cette présence du Caïman. Les Incas devaient penser que cet animal était le plus ancien au monde, une créature qui a toujours existé sur la terre de Pachamama. Quand on regarde bien la Cité, on distingue très nettement cette forme de saurien.
Le secteur réservé à la religion a été édifié également sous l'apparence d'un puma, la tête étant formée par les terrasses qui entourent l'Intihuatana, lieu où les Incas faisaient leurs observations astronomiques. Le temple aux trois fenêtres est la partie postérieure du Puma. Ce temple est consacré à Viracocha, le père de Manco Capac. Les autres parties du corps sont formées par les autres temples et les maisons des prêtres.
Selon un certain angle de vue, on s'aperçoit que ceux qui ont dessiné Machu Picchu ont voulu lui donner la forme d'un condor majestueux volant au dessus de la montagne. Cet oiseau, le plus grand du monde, est un symbole très important parmi les habitants de la Cordillère des Andes. On peut remarquer que dans la langue quechua, Machu Pichiu veut dire vieil oiseau.
Cela pourrait être l'origine mystérieuse de ce vieux nom donné à la Cité perdue des Incas, le Condor qui vole sur la Vallée Sacrée, apportant la vérité, traversant l'espace et le temps à la rencontre du dieu Soleil
En septembre 2007, le département d'archéologie de Yale décide de restituer plus de 350 pièces archéologiques au Pérou. La prestigieuse université américaine finance une grande exposition itinérante ainsi que la construction d'un musée dans la ville de Cuzco.
Une des œuvres les plus célèbres du poète chilien Pablo Neruda s'intitule Les hauteurs de Machu Picchu:
« Machu Picchu est un voyage à la sérénité de l'âme, à la fusion éternelle avec le cosmos, là-bas nous sentons notre propre fragilité. C'est une des plus grandes merveilles d'Amérique du Sud. Un havre de papillons à l'épicentre du grand cercle de la vie. Un miracle de plus. »
et je me le contredirai pas... Le Machu picchu restera pour moi une des choses vraiment marquante de mon voyage...une experience unique, une intensite rarement atteinte... une energie qui se ressent, vit plus qu'elle ne s'explique...

